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OLIVIER PAQUOTTE
C'est au début des années 70, et suite à la négligence
d'une des filles de sa nourrice, que le jeune OP fut victime de son premier
choc électrique. Alors qu'il tentait laborieusement d'apprendre
par cur les chansons de Michel Delpech pour séduire une improbable
"Marianne", un 45 tours d'Alice Cooper atterrit par inadvertance
sur la platine de l'électrophone. La vérité était
là.
Il n'en finira plus ensuite de renouveler
cette expérience délicieuse avec la musique "hard"
écoutant tout se qui pouvait y être apparenté (Deep
Purple, Led Zep, AC/DC (avec Bon Scott), Motorhead, etc...).
1977-78, la vague punk débarque en
rasant les crânes et les certitudes d'OP. L'énergie directe
et la désinvolture des punks ont vite fait de balayer son intérêt
pour le hard rock qui s'enlise de plus en plus dans ses stéréotypes.
Ces nouvelles perspectives soniques le poussent même à aller
s'acheter une basse (4 cordes, cela n'avait pas l'air trop compliqué).
Début
des années 80 et quelques non-groupes plus tard, OP rencontre Martin
Fennec (synthé) alors membre d'un groupe de rock à la recherche
d'un bassiste. Le groupe ne durera pas mais l'immédiate complicité
humaine et musicale entre les deux garçons sera à l'origine
de plusieurs années de travaux essentiellement en duo. Travaux
de laboratoire principalement car la musique en perpétuelle évolution
s'oppose quelque peu au montage d'un répertoire cohérent
limitant ainsi les prétentions "live". Le duo fait malgré
tout quelques apparitions sur scène sous divers noms (Quasimodo
sérail, Nuzzle a muzzy nurse, Ich liebe mein hund, Les misérables,
j'en passe et des bien pires!) mais ce n'est qu'en 1988 qu'il trouve une
formule stable et le nom de "Play blessures". Le groupe fonctionne
alors ainsi : Paquotte au chant, programmation et basse "disto"
; Fennec au synthé rythmique, plutôt d'une main pour pouvoir
fumer avec l'autre. En 1989, les compositions s'affinent et la musique
gagne en intensité mais OP pressent la nécessité
d'enrichir le son de "Play blessures" par l'adjonction de percussions
et le développement de l'échantillonnage. C'est l'époque
où Martin fennec, après des années d'assiduité
exemplaire, commence à sécher les répétitions,
lorgnant vers les sirènes de l'infographie (il faut préciser
que c'est sa formation et qu'il est également dessinateur de bandes
dessinées). Début 1990, face au manque de motivation ambiant,
OP, qui n'envisage pas de s'attaquer seul à ces nouvelles expériences,
décide en accord avec Martin d'arrêter le groupe . Fin de
l'histoire.
Quelques mois de tentatives musicales en
solo lui apprennent une chose : faire de la musique seul n'a pas de sens
pour lui.
Parallèlement et depuis 1988 il tient
le bar du CCAM pendant le festival Musique Action où il rencontre
Dominique Répécaud et ses "Soixante Etages". En
juillet 1991, Dominique l'invite à participer aux sessions d'été
du groupe puis lui propose de tenir la basse de Soixante Etages sur scène,
les tractations pour remettre Daniel (Koskowitz) derrière une batterie
semblant sur le point d'aboutir. Dès lors, il ne quittera plus
le collectif et participera activement fin 1992 à la création
officielle de 33revpermi en endossant la fonction de trésorier
(fonction qu'il assume encore aujourd'hui).
Les différents projets du collectif
(Soixante Etages, Etage 34, Idiome 1238...) amènent OP à
développer une pratique instrumentale de plus en plus axée
sur le son (gros de préférence) et laissant au fil du temps
et des rencontres la part belle à l'improvisation. Avec Etage 34,
il trouve à la fois une "maison" (par le côté
rassurant des groupes constitués) et une rampe de lancement vers
des projets qui dépassent les limites du trio (Idiome 623, Etage
34/Beñat Achiary, Guernica, Le poète à New York ,etc...).
A l'occasion du festival "Densités"
en novembre 1999, OP fait une franche infidélité à
la "maison mère" lors d'un basse/guitare/batterie avec
Ron Anderson et Peter Hollinger ("No Plan") puis récidivera
trois jours plus tard aux "Instants Chavirés" dans un
trio à cordes avec Camel Zekri et le même Ron Anderson ("The
Infusion").
Plutôt large d'esprit, Etage 34 ne
lui en tiendra pas rigueur et mijoterait même en secret quelques
nouvelles salves pour les années 2000, à la scène
comme à laser...
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